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マルチヌー 「黒人の詩による2つの歌」より

その他の作曲家たち
07 /23 2019
歌曲の楽譜は語る 34
マルチヌー 「黒人の詩による2つの歌」

先日、フランス歌曲のコンサートでアルベール・ルーセルの「夜のジャズ」を聴いた。1928年の作曲で、生真面目なルーセルには珍しく流行曲のような歌詞の作品だが、当時パリでルーセルに師事したマルチヌーも、師の影響かこうした歌曲を書いている。苦いものが混じり、胸をうつ歌詞と旋律は、マルチヌーの異郷での心境の反映だろうか。


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Dvě písně na slova negerské poesie H.226
「黒人の詩による2つの歌」(1932年)より

Ukolébavka「子守り歌」

Jedné noci
ある夜、
plakal malý černoch v Tennessie,
テネシーで黒人の赤ん坊が泣いていた
protože není bílý!
自分が白くないからと!
Jeho matka jej zlíbala.
母親は子にキスして言った。

Neplač, mé dět'átko,
「泣かないで、わが子よ
neplač mé sladké dítě,
泣かないで、愛しい子よ、
zazpívám ti ukolébavku!
子守り歌を歌ってあげるから!」

Neplač, má malá černá růže,
「泣かないで、私の愛しい黒いバラよ、
zamkni očka svý,
お目々を閉じて
neplač, že jsi černý!
黒いからって泣かないの!」

Tak, jako havran věří,
「カラスは思っているの
že jeho dítě je bílé,
自分の子供が白いと
tak tvoje matka věří,
母さんも思ってる
že jsi růží,
お前はバラのようだと」

když andělé ti dali
「天使がお前にくださったのよ
ty kadeře tvé černé
その黒い巻き毛を、
a zapletli ti do nich
そして中に入れてくださったの
plamen slunečný!
太陽のような炎を!」

A proto myslím,
「だから母さんは思うの
že jsi tak černý
お前がこんなに黒くても
a tvé srdce, miláčku,
愛しいお前の心は
tak sněžné.
雪のように真っ白だと」

Ach neplač, ach neplač,hajej,
「ああ、泣かないで、泣かないで
jsi maminčina malá,
お前は母さんのちっちゃな
černá růže
黒いバラなのだから」

(参考)
日本マルチヌー協会 没後50周年記念コンサート冊子より

Kumada Shoko & Yasuda Yuiko Duo Concert 2019. 4. 6 (Sat) 1500-1700

その他の作曲家たち
04 /07 2019
Kumada Shoko & Yasuda Yuiko
Duo Concert
2019. 4. 6 (Sat) 1500-1700
第一部
Jean Cras (1879 - 1932) 
Cinq Robaiyat「5つのルバイヤートの詩」

1. Chaque matin, la rosée accable les tulipes, les jacinthes et les violettes, mais le soleil les délivre de leur brillant fardeau. Chaque matin, mon cœur est plus lourd dans ma poitrine, mais ton regard le délivre de sa tristesse. (124番)
毎朝、朝露はチューリップを、ヒアシンスを、すみれを萎らせる。だが太陽は光り輝くその重荷を解き放つ。毎朝、私の心はどんどん重くなってくる。だがお前の眼差しはわが悲しみを解き放つ。

2. Pourquoi tant de douceur, de tendresse, au début de notre amour ? Pourquoi tant de caresses, tant de délices, après? Maintenant, ton seul plaisir est de déchirer mon cœur... Pourquoi? (73番)
なぜこれほどの甘美さ、優しさがわれらの愛のはじまりにはあるのだろう? なぜこれほどの愛撫と歓びが、そのあとは? いま、お前の唯一の快楽は私の心を引きちぎることだ...なぜ?

3. Nuit. Silence. Immobilité d’une branche et de ma pensée. Une rose, image de ta splendeur éphémère, vient de laisser tomber un de ses pétales. Où es-tu, en ce moment, toi qui m'as tendu la coupe et que j’appelle encore? Sans doute, aucune rose ne s’effeuille près de celui que tu désaltères là-bas, et tu es privée du bonheur amer dont je sais t’enivrer. (97番)
夜。静けだ。木の枝も私の思いも止っている。薔薇の花、君のつかの間の華やかさの象徴が、たったいま花びらを一枚落とした。お前は今この時、どこにいるのか、私に盃を渡し、私が今も呼び求めているお前は。たしかに、お前が渇きを癒す者の傍では、薔薇は花びらを落とすことはない。お前は自由だ、僕が君を陶酔させた苦い幸せから。

4. Quand tu chancelles sous le poids de la douleur, quand tu n’as plus de larmes, pense à la verdure qui miroite après la pluie. Quand la splendeur du jour t’exaspère, quand tu souhaites qu’une nuit définitive s’abatte sur le monde, pense au réveil d’un enfant.
(147番)
苦しみの重みによろめく時、涙も枯れ果てた時は、雨の後でかすかに光る緑の草木を思え。暑い日に憔悴した時は、永遠の夜が世界を覆えばいいと思った時は、幼子の寝覚めを思え。

5. Serviteurs, n’apportez pas les lampes puisque mes convives, exténués, se sont endormis. J’y vois suffisamment pour distinguer leur pâleur. Étendus et froids, ils seront ainsi dans la nuit du tombeau. N’apportez pas les lampes, car il n’y a pas d’aube chez les morts. (146番)
召使たちよ、客人たちにランプを持って行くな、疲れ果て、まどろんでいるから。蒼白い顔がよく分かる。伸びをして、寒さに震え、墓場の夜にいるようだ。ランプを持って行くな、死者に夜明けはないのだから。


フランシス・プーランク(1899-1963)
Deux poèmes de Louis Aragon「ルイ・アラゴンの2つの詩」より

C「セーの歌」 
J'ai traversé les ponts de Cé
私はセーの街の橋を渡った
C'est là que tout a commencé
そこからすべては始まった。

Une chanson des temps passés
過ぎし日の歌は
Parle d'un chevalier blessé
語った、傷ついた騎士について、
D'une rose sur la chaussée
道端の薔薇について、
Et d'un corsage délacé
ほどけた胴着について

Du château d'un duc insensé
気のふれた侯爵の城について
Et des cygnes dans les fossés
どぶに浮かぶ白鳥について

De la prairie où vient danser
踊りに来る草原について
Une éternelle fiancée
永遠のフィアンセが

Et j'ai bu comme un lait glacé
そして私は冷たいミルクのように飲み干した
Le long lai des gloires faussées
偽りの栄光をうたう長い中世の短詩を

La Loire emporte mes pensées
ロワール川は私の思いを運んでいく
Avec les voitures versées
転覆した車とともに

Et les armes désamorcées
そして信管を抜かれた武器とともに
Et les larmes mal effacées
そして拭った涙とともに

O ma France ô ma délaissée
おおわがフランス、わが見捨てられた国、
J'ai traversé les ponts de Cé
私はセーにかかる橋を渡った。

Airs chantes「歌う調べ」 FP 46 作詞 ジャン・モレアス(1856 - 1910),
1. Air romantique「ロマンチックな歌」
J'allais dans la campagne avec le vent d'orage,
私は夕立の風の吹く田舎道を歩いた
Sous le pâle matin, sous les nuages bas;
おぼろげな朝の光、雲のたちこめる空の下を。
Un corbeau ténébreux escortait mon voyage,
漆黒のカラスだけが私の道連れで
Et dans les flaques d'eau retentissaient mes pas.
水たまりの水を足で撥ね散らしながら。

La foudre à l'horizon faisait courir sa flamme
地平線の雷は閃光を走らせ、
Et l'Aquilon doublait ses longs gémissements;
北風はその長い呻き声を引き延ばしていた。
Mais la tempête était trop faible pour mon âme,
しかし嵐は私の心には弱々しすぎた
Qui couvrait le tonnerre avec ses battements.
私の心は雷鳴もその律動も掻き消していた。

De la dépouille d'or du frêne et de l'érable
トネリコとカエデの金色の亡骸(落葉)を
L'Automne composait son éclatant butin,
秋は眩い戦利品としていた。
Et le corbeau toujours, d'un vol inexorable,
そしてカラスはまだ、容赦なく飛び回りながら
M'accompagnait sans rien changer à mon destin.
私につきまとい、私の運命を変えまいとしていた。

2.Air Champêtre「田園の歌」
Belle source, belle source,
美しい泉、美しい泉、
Je veux me rappeler sans cesse,
私は永遠に思い出したい
Qu'un jour, guidé par l'amitié
ある時、愛に導かれて
Ravi, j'ai contemplé ton visage, ô dèesse,
魅了され、私は君の容貌をみつめた、おお女神よ
Perdu sous la mou, sous la mousse à moitié.
苔の下に半ば隠された(女神よ)。

Que n'est-il demeuré, cet ami que je pleure,
私が追悼する友人はどこにるのか、
O nymphe, à ton culte attaché,
おおニンフよ、あなたの儀式にこだわって
Pour se mêler encore au souffle qui t'effleure,
私はお前を慰める微風に合わさって
Et répondre à ton flot caché?
お前の秘められた泉に応えるのか?

3.Air grave「重苦しい歌」
Ah! fuyez à présent,
おお!いまは逃れよ、
Malheureuses pensées!
惨めな思いよ!
O! colère, o! remords!
おお!怒りよ!おお!良心の呵責よ!
Souvenirs qui m'avez
記憶よ、それは
Les deux tempes pressées,
わがこめかみを押しつぶす、
De l'étreinte des morts.
死者にしがみつかれたよう!

Sentiers de mousse pleins,
深い苔の小道に
Vaporeuses fontaines,
湧き出でる泉。
Grottes profondes, voix
深い洞窟、声、
Des oiseaux et du vent
それは小鳥と風のもの
Lumières incertaines
おぼろげな光、
Des sauvages sous-bois,
それは太古の森のもの
Insectes animaux,
昆虫、動物、
Beauté future
未来の美、,
Ne me repousse pas,
私を追い出さないでくれ
Ô divine nature
おお聖なる自然よ
Je suis ton suppliant.
私はお前への嘆願する
Ah! fuyez à présent,
ああ!いまは逃れよ
Malheureuses pensées!
惨めな思いよ!
O! colère, o! remords!
おお!怒りよ!おお!良心の呵責よ!

4. Air vif「生き生きとした歌」
Le trésor du verger et le jardin en fête,
果樹園の宝と祭りの庭、
Les fleurs des champs, des bois, éclatent de plaisir,
野原の花々と森は、歓びに溢れだし、
Hélas! hélas! Et sur leur tête le vent enfle sa voix.
ああ!ああ!そして微風はその上に声を響かせる。

Mais toi noble océan que l'assaut des tourmentes
しかしお前、高貴な大洋は嵐が襲っても
Ne saurait ravager
荒れることはことはないだろう。
Certes plus dignement, lorsque tu te lamentes,
きっと、より堂々と、お前は嘆けば、
Tu te prends à songer.
お前は夢に没入する。


POEMĚS POUR MI「Miのための歌曲集」より
原詩・作曲 オリビエ・メシアン(1936年)

8. Le collier「首飾り」
Printemps enchaîné, arc-en-ciel léger du matin, Ah! mon collier! Ah! mon collier! Petit soutien vivant de mes oreilles lasses, Collier de renouveau, de sourire et de grâce,
Collier d'Orient, collier choisi, multicolore, aux perles dures et cocasses !Paysage courbe, épousant l'air frais du matin, Ah ! mon collier! Ah! mon collier! Tes deux bras autour de mon cou, ce matin.

春は暮れなずみ、淡い虹が朝の空にかかる。ああ、私の首飾り!ああ!私の首飾り!私の疲れた耳の小さく生き生きとした支え。蘇りと、微笑みと、恩寵の首飾り。
東洋の首飾り、選り抜きの、色とりどりの、固く気まぐれな首飾り。うねる風景は爽やかな朝の大気と溶け合う、ああ!私の首飾り、ああ!私の首飾り!君の両腕は私の首のまわりに!

IX Prière exaucée 「聴き届けられた祈り」
Ebranlez la solitaire, la vieille montagne de douleur, Que le soleil travaille les eaux amères de mon coeur! O Jésus, Pain vivant et qui donnez la vie, Ne dites qu'une seule parole, et mon âme sera guérie. Ébranlez la solitaire, la vieille montagne de douleur, Que le soleil travaille les eaux amères de mon coeur! Donnez-moi votre grâce, Donnez-moi votre grâce, Donnez-moi votre grâce, Carillonne, mon coeur! Que ta résonance soit dure, et longue, et profonde! Frappe, tape, choque pour ton roi! Frappe, tape, choque pour ton Dieu! Voici ton jour de gloire et de résurrection! La joie est revenue.

孤独な、昔から積み重なってきた苦しみを振り捨てよ。願わくば太陽がわが心の苦い水の上に働きかけますように!おおイエスよ、生ける聖餐、生命の与い手よ、ただ一つの言葉を語りたまえ、そうすればわが魂は癒されよう。われに恩寵を与えたまえ、われに恩寵を与えたまえ、鳴り響け、わが心よ!その響きの鋭く、長く、深くあれ!撃て、叩け、衝け、汝が王のために!撃て、叩け、衝け、汝が愛しき王のために!汝の栄えと蘇りの日を観よ!歓びは戻れり!

(休憩)

第二部

Ernest Amédée Chausson (1855 - 1899)
Le colibri 「ハチドリ」op. 2 no. 7
Le vert colibri, le roi des collines,
緑の蜂雀、丘々の王が、
Voyant la rosée et le soleil clair,
露と明るい太陽を見ている、
Luire dans son nid tissé d'herbes fines,
(それらは)細かい葉で編まれた、蜂雀の巣のなかで輝く。
Comme un frais rayon s'échappe dans l'air.
大気に放たれる、瑞々しい光の帯のように。

Il se hâte et vole aux sources voisines,
蜂雀は急いで飛んでいく、近くの泉へ、
Où les bambous font le bruit de la mer,
そこでは竹が海のような音を立て、
Où l'açoka rouge aux odeurs divines
アショカ王の赤い花(蓮?)が、神々しい香りとともに
S'ouvre et porte au coeur un humide éclair.
花開き、濡れた輝きを花芯にもたらす。

Vers la fleur dorée, il descend, se pose,
金色の花に向かって蜂雀は降りていき、止まり、
Et boit tant d'amour dans la coupe rose,
薔薇色の盃のなかの愛を、たっぷりと味わうので
Qu'il meurt, ne sachant s'il l'a pu tarir!
死んでしまう、飲み干したのかも分からないままで!

Sur ta lèvre pure, ô ma bien-aimée,
清らかな君の唇の上で、おお美しいひとよ、
Telle aussi mon âme eut voulu mourir,
同じように私の心も死にたくてたまらなかった、
Du premier baiser qui l'a parfumée.
私の心を芳香で満たした、初めての接吻で!

原詩 ルコンド・デ・リル(1818-1894)
「蜂雀」は1882年、ショーソン27歳の作品、フォーレの「ネル」やデュパルクの「フィディレ」と同時代。甘い旋律にワーグナー風の半音階の進行。村田健司さん編集の「フランス歌曲集」に詳しい解説がある。

Albert Roussel (1869-1937)
Jazz dans la nuit「夜のジャズ」作曲1928年
原詩 ルネ・ドマンジュ (1888 - 1977)

Le bal, sur le parc incendié
舞踏会は、紅蓮に染まった公園に
Jette ses feux multicolores,
多彩な炎を投げかけ
Les arbres flambent, irradiés,
木々は放射光を受けて燃え上がる、
Et les rugissements sonores
そして喚き声がする
Des nègres nostalgiques, fous,
それは望郷の念に狂った黒人たち、
Tangos nerveux cuivres acerbes,
神経質なタンゴ、耳をつんざくブラスの響きは
Étoufent le frôlement doux
優しい衣擦れの音をかき消してしまう
Du satin qui piétine l'herbe.
芝生を踏みならすサテンの服の(音を)。

Que de sourires épuisés,
何と多くの疲れた微笑が
À l'ombre des taillis complices,
共犯者である刈り込まれた木陰に
Sous la surprise des baisers consentent
唐突なキスを受けて、うなずいて
Et s'évanouissent...
消えていくことか...
Un saxophone, en sanglotant
サクソフォンは啜り泣き
De longues et très tendres plaintes,
その長く甘い愁嘆の声、
Berce à son rythme haletant
喘ぐようなリズムで和らげてやる
L'émoides furtives étreintes.
人目を忍ぶ抱擁の不安を。

Passant, ramasse ce mouchoir,
道行くひとよ、そのハンカチを拾っておくれ
Tombé d'un sein tiède, ce soir,
それは女の暖かい胸から落ちて、この夕べ
Et qui se cache sous le lierre;
木蔦の陰に隠れているのだから。
Deux lèvres rouges le signèrent,
2つの赤い唇が捺されている
Dans le fard, de leur dessin frais,
白粉のなかに、真新しく。
Il te livrera, pour secrets,
そのハンカチは君に打ち明けるだろう、秘密のうちに
Le parfum d'une gorge nue
あらわな乳房の香りと
Et la bouche d'une inconnue.
見知らぬ女の唇とを。


Reynaldo Hahn レイナルド・アーン (1875 - 1947) 
Si mes vers avaient des ailes「私の詩に翼があったなら」
Mes vers fuiraient, doux et frêles,
私の詩は逃れるだろう、甘く脆い、
Vers votre jardin si beau,
美しさをきわめたお前の庭に向かって
Si mes vers avaient des ailes,
私の詩に翼があったなら
(Des ailes) comme l'oiseau.
鳥のような翼があったなら。

Ils voleraient, étincelles,
私の詩は閃光のように逃れるだろう、
Vers votre foyer qui rit,
お前の微笑む炉辺に向かって。
Si mes vers avaient des ailes,
私の詩に翼があったなら
(Des ailes) comme l'esprit.
霊感のような翼があったなら。

Près de vous, purs et fidèles,
お前に向かって、純粋で貞節なお前へと
Ils accourraient, nuit et jour,
私の詩は飛んでいくだろう、昼も夜も
Si mes vers avaient des ailes,
私の詩に翼があったなら
(Des ailes) comme l'amour !
愛の神のような翼があったなら!
*原詩ヴィクトル・ユゴー (1802 - 1885)

L'Enamourée「愛されるひと」
Ils se disent, ma colombe,
みな言っているよ、私の小鳩さん
Que tu rêves, morte encore,
君は夢見ているんだ、まだ死んだように、と
Sous la pierre d'une tombe:
墓石の下で
Mais pour l'âme qui t'adore
だが君に憧れる人の魂に応えて
Tu t'éveilles ranimée,
君は目覚め、蘇るんだ
Ô pensive bien-aimée!
おお思いに耽る恋人よ!

Par les blanches nuits d'étoiles,
星の輝く白夜、
Dans la brise qui murmure,
微風がささやくなかで
Je caresse tes longs voiles,
僕は撫でてみる、君の長いヴェールを
Ta mouvante chevelure,
揺れる君の神を
Et tes ailes demi-closes
そして君の半分閉じた翼を
Qui voltigent sur les roses.
薔薇の上を飛び回る(翼を)

Ô délices! je respire
おお、何て素敵な!僕は息を吸い込む
Tes divines tresses blondes;
君の香しいブロンドの三つ編みを
Ta voix pure, cette lyre,
君の透明な声、リュートのような声は
Suit la vague sur les ondes,
水のうねりを超えて
Et, suave, les effleure,
そして波に優しく触れる
Comme un cygne qui se pleure!
まるで涙に暮れる白鳥のように!
*原詩Théodore Faullin de Banville (1823 - 1891)


Fêtes galantes「雅なる宴」
*ガブリエル・フォーレの「マンダリン」と同じ歌詞 (op.58)
Les donneurs de sérénades
セレナーデを弾く男たちと、
Et les belles écouteuses
聴き手の美しい女たちが、
Echangent des propos fades
醒めた会話を取り交わし、
Sous les ramures chanteuses.
枝の下で歌をうたう。

C'est Tircis et c'est Aminte,
あれはチルシス、あれはアマント、
Et c'est l'éternel Clitandre,
あれは、いつも通りのクリタンドル、
Et c'est Damis qui pour mainte
それにあれはダミス、たくさんの
Cruelle fait maint vers tendre.
つれない女たちに、たくさん優しい詩を書いた男。

Leurs courtes vestes de soie,
男たちの短い絹のジャケットが、
Leurs longues robes à queues,
女たちの長い裾のドレスが、
Leur élégance, leur joie
彼らの優雅さ、彼らの喜び、
Et leurs molles ombres bleues,
彼らの青く柔らかい影が、

Tourbillonent dans l'extase
悦楽のさなかで渦を巻く、
D'une lune rose et grise,
薔薇色と灰色の月の下で。
Et la mandoline jase
そしてマンドリンは囀る、
Parmi les frissons de brise.
そよ風のふるえる中で。
原詩 Paul Verlaine 

Quand je fus pris au pavillon「彼女の館に囚われていた時」
Quand je fus pris au pavillon
彼女の館に囚われていた時
De ma dame, très gente et belle,
気品ある美しい彼女に
Je me brûlai à la chandelle
私は蝋燭の灯で身を焦がしてしまった
Ainsi que fait le papillon.
飛んで火に入る蝶のように。

Je rougis comme vermillon,
私の顔は真っ赤になった、まるで
A la clarté d'une étincelle,
火花に溶かされた朱色の鉱石のように

Quand je fus pris au pavillon.
彼女の館に囚われていた時。

Si j'eusse été esmerillon
もし私が小さな鷹で
Ou que j'eusse eu aussi bonne aile,
立派な翼を持っていたなら、
Je me fusse gardé de celle
逃れることができただろう
Qui me bailla de l'aiguillon
私を爪でとらえる彼女の棘から、
Quand je fus pris au pavillon.
彼女の館に囚われていた時に。
*原詩Charles, Duc d'Orléans (1394 - 1465)

À Chloris「クローリスに」
S'il est vrai, Chloris, que tu m'aimes,
本当なのか、クローリスよ、お前が私を愛しているなんて
Mais j'entends que tu m'aimes bien,
だが私は聞いたのだ、お前が私に首ったけだと
Je ne crois point que les rois mêmes
信じられない、王侯だって持っているとは
Aient un bonheur pareil au mien.
この私に匹敵するような幸せを。
Que la mort serait importune
死さえ力及ばないだろう
De venir changer ma fortune
この私の幸運を奪うなんて
A la félicité des cieux!
これは天上の至福なのだから!
Tout ce qu'on dit de l'ambroisie
神々が食す不老不死の食物について人々が言う事など
Ne touche point ma fantaisie
私の空想力をかき立てない、
Au prix des grâces de tes yeux.
お前の瞳の魅力に比べれば!

原詩 Théophile de Viau (1590 - 1626)
*中世語のimportuneの意味を確認。grâces「恩寵」の意味もある。神学用語をちりばめ、アーンの音楽も古楽を響かせている。


モーリス・ラヴェル 歌曲「5つのギリシャ民謡」
原詩 ギリシャ民謡 (M. D.カルヴォコレッシによるフランス語訳)
作曲 モーリス・ラヴェル(1904-06年、29-31歳)

1.Le réveil de la mariée「花嫁の目覚め」
Réveille-toi, réveille-toi, perdrix mignonne,
目を覚まして、目を覚まして、山鶉のような愛しい君、
Ouvre au matin tes ailes.
この朝に君の翼を開いてごらん。
Trois grains de beauté, mon coeur en est brûlé!
3つの可愛いほくろに、僕の心は燃えあがる!
Vois le ruban d'or que je t'apporte,
見て、僕が持ってきた金のリボンを
Pour le nouer autour de tes cheveux.
これで君の髪を結うのさ。
Si tu veux, ma belle, viens nous marier!
君がいいなら、美しいひとよ、結婚しよう!
Dans nos deux familles, tous sont alliés!
ふたつの家族は、みな親戚になるんだ!
*pedrix山鶉(f)

2.Là‑bas, vers l'église「向こうの教会のあたり」
Là-bas, vers l'église,
向こうの、教会のあたり
Vers l'église Ayio Sidéro,
聖シデロスの教会のあたりに
L'église, ô Vierge sainte,
教会、おお聖母マリア様の
L'église Ayio Costanndino,
聖コンスタンチヌスの教会、
Se sont réunis,
それらが集まり、
Rassemblés en nombre infini,
数え切れない数になった
Du monde, ô Vierge sainte,
この世界の、おお聖母マリア様、
Du monde tous les plus braves!
世界中の、一番勇敢な方々!

3.Quel Galant m'est comparable「おれにかなう色男が」
Quel galant m'est comparable,
おれにかなう色男がいるだろうか、
D'entre ceux qu'on voit passer?
ここを通っていく者のなかに?
Dis, dame Vassiliki?
言ってみてくれ、バシリキの奥さん?
Vois, pendus à ma ceinture,
見てくれ、おれのベルトに下がっているのは
pistolets et sabre aigu...
ピストルと鋭い刀...
Et c'est toi que j'aime!
そして、おれが愛するのはおまえさ!

4.Tout gai! 「みんな陽気に」
Tout gai! gai, Ha, tout gai!
みんな陽気だ!ほら、みんなが!
Belle jambe, tireli, qui danse;
きれいなみ足が、ティレリ、踊ってる
Belle jambe, la vaisselle danse,
きれいなみ足、陶器の踊りさ、
Tra la la la la...
トララララ...

5.「乳香を摘む女たちの歌」
O joie de mon âme,
おお、私の心はときめき、
Joie de mon coeur,
うきうきとする、
Trésor qui m'est si cher;
あなたは私の心の宝物、
Joie de l'âme et du coeur,
魂と心のよろこび
Toi que j'aime ardemment,
恋焦がれるあなた
Tu es plus beau qu'un ange.
あなたは天使よりも素敵。
O lorsque tu parais,
あなたが現れると
Ange si doux
甘やかな天使よ、
Devant nos yeux,
私たちの眼には
Comme un bel ange blond,
ブロンドの美しい天使のよう
Sous le clair soleil,
輝く太陽の下で、
Hélas! tous nos pauvres coeurs soupirent!
ああ、哀れな私たちは深いため息をつく!

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Ayio Sidéroは聖人の名?la vaisselle danse陶器を打ち鳴らして踊ることか?

シュトゥッケンシュミットの「モリス・ラヴェル その生涯と作品」(岩淵達治訳、音楽之友社1983年)p.161以下に詳しい解説あり。ここまで取り上げた4曲は1883年に出版されたギリシャ民謡集に拠り、「ラヴェルによって伴奏部分は36時間で作曲された」という。ギリシャの太陽の下で、乳香を摘みながら女たちが歌った労働歌。

アンコール
ショーソン
Sérénade「セレナード」op. 13. no. 2  
Tes grands yeux doux semblent des îles
お前の大きな甘美な瞳は、島々のよう
Qui nagent dans un lac d'azur :
青い湖にたゆたう島々のようだ
[Aux fraîcheurs]1 de tes yeux tranquilles,
お前の静かな瞳の鮮かさに
Fais-moi tranquille et fais-moi pur.
私は黙りこくり、邪心を無くされた。

Ton corps a l'adorable enfance
お前の体は可愛いらしい子供のようで
Des clairs paradis de jadis :
古えの天国のような光をたたえる
Enveloppe-moi de silence,
私を静かに包みこんでおくれ、
[Du silence argenté des lys]2.
銀の百合のような静けさに。

原詩 ジャン・ラホール (1840 - 1909)
1 ショーソンによる変更。原詩"Aux fraîcheurs"
2 ショーソンによる変更。原詩" De ton corps blanc comme les lys "
3 ショーソンは第三節を省略。原詩は急転して死と苦しみを描く。

ヤン・マサリクの愛した民謡集

その他の作曲家たち
01 /12 2018
プラハの春50周年に寄せる。一冊の楽譜が語るチェコの近代史。
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 1948年の3月10日、チェコスロヴァキアの外務大臣、ヤン・マサリクは不可解な死を遂げた。外務省の中庭で、パジャマを着た転落死体となって発見されたのである。
 当時のチェコスロヴァキアでは凶惨党が勢力を伸長し、初代大統領マサリクの息子で、親欧米派(母はアメリカ人)のヤン・マサリクは、孤立無援に陥っていた。父マサリクはレーニンの「最大の論敵」であり、息子ヤン・マサリクも戦前の自由と繁栄の象徴として信望があり、その存在はソビエトの許容し難いものであった。「事故死」という公式発表のあと、凶惨党政権下ではマサリク親子について語ることや、著作・肖像画の所持は一切が禁じられた。
 そして20年が経過した。1968年、「プラハの春」とともに一時的に検閲が緩められたとき、プラハの出版社は「ヤン・マサリクの愛した民謡集」を出版した。マサリクそのものについて語ることはまだ禁忌であったが、当時の政権は民謡を「民族的文化」として許容したので、それを隠れ蓑としたものである。扉にはヤン・マサリクの肖像画が大きく刷られた。そして収録された民謡の歌詞には、口にすることの出来ない真相の暗示と抗議が込められていたのである。その最終曲の歌詞は次のようなものであった。
Umrem, Umrem, ale neviem kody
私は死ぬ、だけどいつかは分からない。
A keď umrem, kedy, A keď umrem, ležať budem,
そして死んで横たわったとき、
hop, cup, tralala, tak to si ja spievať budem, hop, hop, tralala!
それでも私は歌っていよう、トララララ!
A keď umrem, potom ležať budem
そして死んで横たわっても
a tu ja si ešte spievať budem
私はそれでも歌っているだろう。
Hej, keď umrem, ležať budem, hop, hop, tralalala!
死んでそこに横たわっても、
takto si ja spievať budem, hop, hop, tralala!
こうして私は歌うだろう、トララララ!

「プラハの春」がワルシャワ条約機構軍によって圧殺された後、マサリク親子について語ることも、この楽譜の所持も禁止された。家庭や古書店の奥深くに秘蔵された楽譜は、ベルリンの壁崩壊後に国外に流出した。私が手に入れた一冊はいま桐朋学園の図書館に所蔵されている。

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ヴィーチェスラフ・ノヴァーク カンタータ「幽霊の花嫁」

その他の作曲家たち
06 /15 2016
ドヴォジャークのカンタータ「幽霊の花嫁」(原題 婚礼のシャツ)はよく演奏されるけれども、弟子のヴィーチェスラフ・ノヴァークは同じ歌詞を使い、その旋律を引用して、ドヴォジャークの死後に全曲を作曲した(!)。聴き比べてみると面白いですよ。ドヴォジャークにベルク風の味わいが混じる怪作。

ドヴォジャーク版


ノヴァーク版


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劇的カンタータ「幽霊の花嫁」Svatební košile
(原題 婚礼のシャツ)

1.
Už jedenáctá odbila,
もう11時の鐘が鳴ったのに
a lampa ještě svítila,
ランプはまだ点っていた
a lampa ještě hořela,
ランプはまだ燃えていた
co nad klekadlem visela.
祈祷台の上で。

Na stěně nízké světničky
低い天井の部屋の壁には
byl obraz boží rodičky,
聖母マリアの聖画があった。
rodičky boží s děťátkem,
聖母はみどり児を抱き
tak jako růže s poupátkem.
蕾のある薔薇のようだった。

A před tou mocnou světicí
力にあふれるその聖画の前に
viděti pannu klečící
跪く乙女が見える。
klečela, líce skloněné,
跪き、頭を足れ
ruce na prsa složené;
胸元で手を合わせ

slzy jí z očí padaly,
眼から涙がこぼれ
žalem se ňádra zdvihaly.. *čelem, želem とするテキストが混在する。
悲しみが胸にこみ上げ
A když slzička upadla,               
涙が滴ると
v ty bílé ňádra zapadla.
白い胸に落ちていった。
"Žel bohu, kde můj tatíček?
「ああ神さま、私のお父さまはどこ?
Již na něm roste trávníček!
もう草に覆われています
Žel bohu, kde má matička?
ああ、お母さまはどこ?
Tam leží - podle tatíčka!
横たわっています、お父さまの傍らに!
Sestra do roka nežila,
姉は一年も経たずに亡くなり、
bratra mi koule zabila.
兄は銃弾に斃れました。」

Měla jsem, smutná, milého,
「私には、悲しいけど、愛しい人がいました。
život bych dala pro něho!
あの人になら命も捧げたでしょう
Do ciziny se obrátil,
どこか知らない国に行き
potud se ještě nevrátil.
いまだに帰ってきません。」

Do ciziny se ubíral,
「知らない国に行くとき
těšil mě, slzy utíral: *utíral→utřít
私の涙を拭って、慰めてくれました。
"Zasej, má milá, zasej len,
『種を蒔いておくれ、愛しいお前、麻の種を
vzpomínej na mne každý den,
僕のことを毎日思い出しておくれ

první rok přádla hledívej, *Hlídlý = hledivý      
一年目は紡ぎ車に向かい、
druhý rok plátno polívej,
二年目は麻布を晒し
třetí košile vyšívej:
三年目はシャツに縫いなさい。
až ty košile ušiješ,
君がシャツを縫い終えたら
věneček z routy poviješ."
茴香の花冠を編むんだよ』

Již jsem košile ušila,
「私はもうシャツを縫い終えて
již jsem je v truhle složila,
もう衣装箱に畳んでいれました。
již moje routa v odkvětě,
もう茴香は萎れてしまったのに
a milý ještě ve světě,
愛しいひとはまだよその国にいる
ve světě šírém, širokém,
遙か彼方の国に
co kámen v moři hlubokém.
深い海の底の石のように。
Tři léta o něm ani sluch
三年間あの人について何の知らせも無く
živ-li a zdráv - zná milý bůh!
健やかに生きているかは、神さまだけがご存じ!」

"Maria, panno přemocná,
「全能のマリア様、
ach budiž ty mi pomocna:
ああ、私をお助けください
vrať mi milého z ciziny,
愛しいひとを知らない国から私に返してください
květ blaha mého jediný;
私のただひとつの幸せの花を
milého z ciziny mi vrať -
愛しいひとを、知らない国から私に返してください
aneb život můj náhle zkrať:
さもなければ私の命をすぐに縮めてください
u něho život jarý květ -
あの人のそばで人生は春のように花開くけど
bez něho však mě mrzí svět.
あの人なしではこの世はまるで凍てつくよう
Maria, matko milosti,
マリア様、慈悲深い聖母様
buď pomocnicí v žalosti!"
この悲しみからお救いください!」

Pohnul se obraz na stěně -           
壁の聖画が動いて
i vzkřikla panna zděšeně;  vzkřikla→křiknout
乙女は驚きの声を上げた
lampa, co temně hořela,
弱々しく灯っていたランプは
prskla a zhasla docela.
またたくと、完全に消えてしまった。
Možná, žeť větru tažení,
きっと、風が吹き抜けたのだろう
možná i - zlé že znamení!
あるいは、悪い前触れか!

A slyš! na záspí kroků zvuk
ほらお聞き!外の通路を歩く音を
a na okénko: ťuk, ťuk, ťuk!
窓を叩く音が、コツ、コツ、コツと。
"Spíš, má panenko, nebo bdíš?
「寝ているのか、愛しいお前、それとも起きているか?
Hoj, má panenko, tu jsem již!
おおい、僕はもうここにいる!」


Hoj, má panenko, co děláš?           
「おおい、愛しいお前、何をしてる?
A zdalipak mě ještě znáš,
僕のことがまだ分かる?
aneb jiného v srdci máš?"
それとも心変わりをした?」

"Ach můj milý, ach pro nebe,
「ああ、あなた、そんなこと絶対ないわ
tu dobu myslím na tebe;
今もあなたのことを思っているし
na tě jsem vždycky myslila,
ずっとあなたのことを思って
za tě se právě modlila!"
お祈りしていたところなの!」

"Ho, nech modlení - skoč a pojď,
おお、祈りはやめて、(窓を)飛び越えておいで。
skoč a pojď a mě doprovoď;
飛び越えて、僕についておいで
měsíček svítí na cestu:
お月さまが道を照らしている
já přišel pro svou nevěstu."
僕は君を嫁に迎えるために来たんだ」

"Ach proboha, ach co pravíš?
「えっ、いったい何を仰っているの?
Kam bychom šli - tak pozdě již!
どこへ行くおつもりなの、こんな遅くに?
Vítr burácí, pustá noc,
風が唸り、人の気配の無い夜に
počkej jen do dne - není moc."
朝まで待ちましょう-もうじきよ」

"Ho, den je noc, a noc je den -
「いや、昼が夜で、夜が昼。
ve dne mé oči tlačí sen!  
昼には僕の眼は夢しか見えない!    
Dřív než se vzbudí kohouti,
雄鶏が目を覚ます前に
musím tě za svou pojmouti.
君をわがものにしなくてはならない。
Jen neprodlévej, skoč a pojď,
ぐずぐずしないで、飛び越えておいで
dnes ještě budeš moje choť!"
昼(夜)のうちに、僕の妻になるんだ!」

Byla noc, byla hluboká,
夜はとっぷりと更けていた
měsíček svítil z vysoka
月は高みから照らし
a ticho, pusto v dědině,
村は静かで人気がなく
vítr burácel jedině.
風だけが唸り声を上げていた。

A on tu napřed - skok a skok,
男が前を、駆けて行き
a ona za ním, co jí krok.
女は後を、懸命についていく
Psi houfem ve vsi zavyli,  zavyli,→výt
村の犬は一斉に吠え出した
když ty pocestné zvětřili;
駆ける二人を嗅ぎつけて。
a vyli, vyli divnou věc:
そして吠えに吠えた、妖しいぞ
žetě nablízku umrlec!
死人が近くにいるぞ、と!

"Pěkná noc, jasná - v tu dobu    
「美しい明るい夜、このときに
vstávají mrtví ze hrobů,
死者は墓より起き上がり
a nežli zvíš, jsou tobě blíž
知らぬ間に、お前のそばに
má milá, nic se nebojíš?"
愛しいお前、怖くないのか?」

"Což bych se bála? Tys se mnou,
「なぜ私が怖がるの? あなたが傍にいて
a oko boží nade mnou. -
神様の眼が私を見守ってくださってるのに。
Pověz, můj milý, řekni přec,
教えて、あなた、教えて
živ-li a zdráv je tvůj otec?
あなたのお父様はお元気なの?
Tvůj otec a tvá milá máť,
あなたおのお父様と、優しいお母様は
a ráda-li mě bude znáť?"
私を喜んで迎えてくださるかしら?」

"Moc, má panenko, moc se ptáš,
「余計なことを聞くんじゃない
jen honem pojď - však uhlídáš.  uhlídáš→vidĕt
いいから急いでおいで、そうすれば分かる
Jen honem pojď - čas nečeká,
いいから急いでおいで、時は待ってくれない
a cesta naše daleká.
僕たちの行く道は遠い。
Co máš, má milá, v pravici?"
おやお前、右手に何を持っているの?」

"Nesu si knížky modlicí."
「お祈りの本よ」

"Zahoď je pryč, to modlení
「捨てなさい、祈りの本は
je těžší nežli kamení!
石よりも重い!
Zahoď je pryč, ať lehce jdeš,
捨てなさい、身軽に行けるよう
jestli mi postačiti chceš."
僕について行きたいなら」

Knížky jí vzal a zahodil,
男は本を取り上げ、投げ捨てた
a byli skokem deset mil.
そして二人は十里を駆けて行った。

A byla cesta výšinou,
道は丘を越え
skalami, lesní pustinou;
岩場を過ぎ、森の空き地を過ぎ
a v rokytí a v úskalí  rokytí→rákos
茂みや絶壁では
divoké feny štěkaly;
野犬が吠え
a kulich hlásal pověsti:  kulich=Owl
フクロウは告げていた
žetě nablízku neštěstí. -
不幸が近づいていると。

A on vždy napřed - skok a skok,
男がいつも前を、駆けて行き
a ona za ním, co jí krok.
女は後を、懸命についていく
Po šípkoví a po skalí
茨や石英岩の上を
ty bílé nohy šlapaly;
白い足が踏んでいき
a na hloží a křemení
棘や尖った岩の上に
zůstalo krve znamení.
血の痕を残して。

"Pěkná noc, jasná - v tento čas  
「美しい明るい夜、このときに
mrtví s živými chodí zas;
死人は生者と再び交わる
a nežli zvíš, jsou tobě blíž -
知らぬ間に、お前のそばに
má milá, nic se nebojíš?"
愛しいお前、怖くないのか?」

"Což bych se bála? Tys se mnou,
「なぜ私が怖がるの? あなたが傍にいて
a ruka Páně nade mnou.
神様が手を私に差し伸べてくださってるのに。
Pověz, můj milý, řekni jen,
教えて、あなた、ただ教えて
jak je tvůj domek upraven?
あなたのお家はどうなっているの?
Čistá světnička? Veselá? (この一行をドヴォジャークは省略)
きれいな居間がある?明るいの?
A zdali blízko kostela?"
近くに教会はあるの?」

"Moc, má panenko, moc se ptáš,
「余計なことを聞くんじゃない
však ještě dnes to uhlídáš.
今日のうちに分かることだ。
Jen honem pojď - čas utíká,
いいから急いでおいで、時は経ち
a dálka ještě veliká.
行く手はまだ遠い
Co máš, má milá, za pasem?"
お前、ベルトに何を付けているの?」
"Růženec s sebou vzala jsem."          
「ロザリオを持ってきたの」

"Ho, ten růženec z klokočí
「ふん、そんなナッツのロザリオは
jako had tebe otočí!
蛇のようにお前に巻き付き
Zúží tě, stáhne tobě dech:
締めつけ、息を詰まらせる。
zahoď jej pryč - neb máme spěch!"
捨てなさい、僕たちは急いでいるんだから」

Růženec popad, zahodil,
男はロザリオを摑むと、投げ捨てた。
a byli skokem dvacet mil.
そして二人は二十里を駆けて行った。

A byla cesta nížinou,
道は低地に入り
přes vody, luka, bažinou;
川や、草地や、沼地を越えて
a po bažině, po sluji  *sluji=grotto
沼や洞穴のあたりは
modrá světélka laškují:
青い火の玉が漂っていた。
dvě řady, devět za sebou,
九つずつ、二列になって
jako když s tělem k hrobu jdou;
遺体が墓地に運ばれる時のように
a žabí havěť v potoce
小川のヒキガエルは
pohřební píseň skřehoce. -
弔いの歌を歌っている・

A on vždy napřed - skok a skok,
男は前を、駆けて行き
a jí za ním již slábne krok.
女は弱まった足取りでついていく        
Ostřice dívku ubohou
蘆の葉が、可哀そうな娘を
břitvami řeže do nohou;
カミソリのように足に切りつけ
a to kapradí zelené
緑の羊歯の葉は
je krví její zbarvené.
女の血に染まる。

"Pěkná noc, jasná - v tu dobu
「美しい明るい夜、このときに
spěchají živí ke hrobu;
生者は墓へと急ぐ・
a nežli zvíš, jsi hrobu blíž -
知らぬ間に、お前のそばに
má milá, nic se nebojíš?"
愛しいお前、怖くないのか?」

"Ach nebojím, vždyť tys se mnou,
「ええ、怖くなんかないわ、あなたが傍にいて
a vůle Páně nade mnou!
神様の御心が私を見守ってくださってるのに。
Jen ustaň málo v pospěchu,
ただちょっと、急ぐのをやめて
jen popřej málo oddechu.  *Popřej→Popřat→přat
少しだけ休みたいの。
Duch slábne, nohy klesají,
気は遠くなり、足はもつれ
a k srdci nože bodají!"
ナイフが心臓に突き刺さったみたい!」

"Jen pojď a pospěš, děvče mé, 
いいからおいで、急ぐんだ、愛しい娘よ、
však brzo již tam budeme.
もうすぐ、あそこに着くから。
Hosté čekají, čeká kvas,
客人たちと、宴席が待っている
a jako střela letí čas. -
矢のように時は飛び去る
Co to máš na té tkaničce
何がその紐に付いているんだ
na krku na té tkaničce?"
その首から下げた紐に?」

"To křížek po mé matičce."
「母の十字架です」

"Hoho, to zlato proklaté *Proklatě→verflucht
「おお、忌々しい金の十字架は
má hrany ostře špičaté!
先が鋭く尖っている
Bodá tě - a mě nejinak,
それはお前と同様、私も突き刺す。
zahoď to, budeš jako pták!
投げ捨てなさい、鳥のように身軽になるから」

Křížek jí vzal a zahodil,
男は十字架を取り上げ、投げ捨てた。
a byli skokem třicet mil. -
そして二人は三十里を駆けて行った。

Tu na planině široké
すると、広い台地に
stavení stojí vysoké;
高い建物が建っている。
a úzká dlouhá okna jsou,
細長い窓があり
a věž se zvonkem nad střechou.
屋根の上に鐘楼があった。

"Hoj, má panenko, tu jsme již!
「ほら、お前、着いたぞ!
Nic, má panenko, nevidíš?"
何も見えないのか?」

"Ach proboha, ten kostel snad?
「まあ一体なに、あの教会のこと?
Ten hřbitov - a těch křížů řad?"
この墓地と、十字架の列は?」

"To není kostel, to můj hrad!"
「これは教会ではない、僕の城だ!
To nejsou kříže, to můj sad!
これは十字架ではない、我が家の庭園だ! (この一行省略)
Hoj, má panenko, na mě hleď
さあお前、僕を見て
a skoč vesele přes tu zeď!"
喜んでこの塀を飛び越えるのだ!」

"Ó nech mne již, ó nech mne tak!
「おお、私をもう放っておいて!
Divý a hrozný je tvůj zrak;
あなたの眼つきは血走っていて恐ろしい
tvůj dech otravný jako jed,
あなたの息は毒のように気持ち悪く
a tvoje srdce tvrdý led!"
あなたの心は固い氷のよう!」

"Nic se, má milá, nic neboj!
「何も、お前、怖がることはない!
Veselo u mne, všeho hoj:
我が家は陽気で、何でもある

masa dost - ale bez krve,
肉塊もたっぷりーただ血はないが
dnes bude jinak poprvé! -
今日は真っ先にありつけるぞ!
Co máš v uzlíku, má milá?"
お前、その包みには何が入ってるんだ?」

"Košile, co jsem ušila."
「私の縫ったシャツです」

"Netřeba jich víc nežli dvě:    
「二つあればたくさんだ
ta jedna tobě, druhá mně."
一つはお前に、もうひとつは私に」

Uzlík jí vzal a s chechtotem  *vzal→brát
男は包みを受け取ると、高笑いしながら
jej hodil na hrob za plotem.
垣の向こうの墓地に投げ入れた。
„Nic ty se neboj, na mě hleď
「何も怖がることはない、僕を見て
a skoč za uzlem přes tu zeď."
あの包みを追って、壁を飛び越えるんだ」

"Však jsi ty vždy byl přede mnou,
「でもあなたは、ずっと私の前にいて
a já za tebou cestou zlou;
私はあなとの苦しい道のりをついてきたの
však jsi byl napřed po ten čas:
ずっと私の前にいたのだから
skoč a ukaž mi cestu zas!"
壁を跳んで、もう一度道を示して


Skokem přeskočil ohradu,
男は壁を跳び越えた
nic nepomyslil na zradu;
裏切りなど思いもよらずに
skočil do výše sáhů pět -
五尋も高く跳んだが
jí však již venku nevidět:
もう外に女の姿は見えない。
jenom po bílém obleku
ただ、女の白い服が
zablesklo se jest v útěku,
逃げていく方に瞬いていた
a schrána její blízko dost -  *Schrána=ochrana,
彼女の隠れた場所は、すぐ近くにあったが
nenadál se zlý její host!   *nadál= erwartet,
邪な連れは予期していなかった!

Stojíť tu, stojí komora:
そこには小屋があって
nizoučké dvéře - závora;  nizoučké→Nízký;
低い扉に-閂が付いていた
zavrzly dvéře za pannou  zavrzly(過去形)」→zavřít
女は入ると扉を閉めた
a závora jí ochranou.
閂が彼女の守りとなる

Stavení skrovné, bez oken,      
ちっぽけな小屋には窓は無く
měsíc lištami šeřil jen;
月の光が薄暗く漏れ入るだけ
stavení pevné jako klec,
小屋は檻のように頑丈で
a v něm prknĕ - umrlec.
中の棺台の上には、死人が横たわる。

Hoj, jak se venku vzmáhá hluk, vzmach=vzmoci(grow)
ほら、外で高まるあの喧しい音は
hrobových oblud mocný pluk;
墓場に群れなす強そうな怪物たち。
šumí a kolem klapají
囁き、うろつき、手を打ち鳴らし
a takto píseň skuhrají:
こんな歌を唸った。


"Tělu do hrobu přísluší,
「肉体は墓に入るもの。
běda, kdos nedbal o duši!"
哀れ、霊魂に思い至らぬ者よ!」

A tu na dvéře: buch, buch, buch!
その時扉を叩く音:ドン、ドン、ドン!
burácí zvenčí její druh:
女の連れは外で叫ぶ
"Vstávej, umrlče, nahoru,
「起き上がれ、死人よ、起き上がれ
odstrč mi tam tu závoru!"
その閂を外すんだ!」

A mrtvý oči otvírá,
死人は目を見開き
a mrtvý oči protírá,  *protírá→protřit
目をこすり
sbírá se, hlavu pozvedá  *pozvedá→pozdvihnout
力をこめて、頭をもたげ
a půlkolem se ohlédá.
辺りを見回す。
"Bože svatý, rač pomoci,
聖なる神さま、どうかお助けください   
nedej mne ďáblu do moci! -
私を悪霊の手に渡さないでください!
Ty mrtvý, lež a nevstávej,
死人よ、横たわり、起き上がらないで
pánbůh ti pokoj věčný dej!"
神様がお前に永遠の平穏を与えますよう!」

A mrtvý hlavu položiv,
すると死人は頭を横たえ
zamhouřil oči jako dřív. - zamhouřil=mhouřil
さっきまでのように目を閉じた。

A tu poznovu - buch, buch, buch!
するとまた:ドン、ドン、ドン!
silněji tluče její druh:
女の連れはさらに激しく叩く
"Vstávej, umrlče, nahoru,
「起き上がれ、死人よ、起き上がれ
otevři mi svou komoru!"
この部屋を開けるんだ!」

A na ten hřmot a na ten hlas
この喧しい音と声に
Se mrtvý zdvihá z prkna zas
死人は棺台からふたたび起き上がり
a rámě ztuhlé naměří
硬直した腕を伸ばす
tam závora kde u dveří.
扉の閂の方へ。

"Spas duši, Kriste Ježíši,
「わが魂をお救いください、主イエス様
smiluj se v bídě nejvyšší! -
この最悪の不幸を憐れんでください。
Ty mrtvý, nevstávej a lež;
死人よ、起きないで寝ていて
pánbůh tě potěš - a mne též!"
神様がお前を慰めてくださる-私をも!」
A mrtvý zas se položiv, 
すると死人はまた横たわり         
natáhnul údy jako dřív. -
さっきまでのように、手足を伸ばした。

A znova venku: buch, buch, buch!
まとも外から:ドン、ドン、ドン!
a panně mizí zrak i sluch!
乙女は目も耳も霞んでくる!
Vstávej, umrlče, hola hou,
「起き上がれ、死人よ、ホラホウ
a podej mi sem tu živou!
その生者を渡せ!」

Ach běda, běda děvčeti!
ああ、可哀そうな、可哀そうな娘!
Umrlý vstává potřetí
死人は三たび起き上がり
velké, kalné své oči
大きく濁った眼を
na polomrtvou otočí.
半死半生の娘に向ける。

"Maria Panno, při mně stůj,
「マリア様、私のそばにいて下さい
u syna svého oroduj!
みどり児とともに祈ってください!

Nehodně jsem tě prosila:
私はとんでもないお願いをしてしまいました
ach odpusť, co jsem zhřešila!  *Zhřešilý = kdo zhřešil, der gesündigt hat
ああ、お赦し下さい、私は罪を犯しました
Maria, matko milosti,
マリア様、慈悲深い聖母様
z té moci zlé mě vyprosti."
邪悪な力から私を解き放ってください!」

A slyš, tu právě nablízce
ほらお聞き、その時近くの
kokrhá kohout ve vísce;  Vesnice
村で雄鶏が時を告げる
a za ním, co ta dědina, 
それに続いて、村の
všecka kohoutí družina.  *Družina = consortes,
すべての雄鶏が一斉に鳴く。

Tu mrtvý, jak se postavil,
すると起き上がっていた死人は、
pádem se na zem povalil,
地面にばたりと倒れた。
a venku ticho - ani ruch:
外は静まり、気配もしない。
zmizel dav, i zlý její druh. -
死人の群れも、邪な男も。

Ráno když lidé na mši jdou,
朝、村人がミサに来ると
v úžasu státi zůstanou:
仰天して立ちつくす。
hrob jeden dutý nahoře,
墓のひとつが空になり
panna v umrlčí komoře,
乙女が死人の安置小屋に
a na každičké mohyle
そしてどの土饅頭の上にも
útržek z nové košile. -
新しいシャツの切れ端が。

Dobře ses, panno, radila,
よくぞ、乙女よ、助けを求めた
na boha že jsi myslila
神様のことを思ったから
a druha zlého odbyla!
邪な連れを阻めたのだ!
Bys byla jinak jednala,
もし、そうしていなかったら
zle bysi byla skonala:
恐ろしい結末になっていたろう。
tvé tělo bílé, spanilé,  spanilý=graceful
お前の白い、清らかな体は
bylo by co ty košile!
あのシャツの切れ端のようになっていたろう。

ヤン・マサリクの死

その他の作曲家たち
05 /27 2016

1968年の春プラハで出版された楽譜。ヤン・マサリク(1886-1948)の愛唱した民謡集で、扉に肖像が載っている。死の事情はどこにも触れられていないが、編者は最終曲でそれを暗示している。敬愛された政治家の謀殺を、こういう形でしか語れなかった時代。20世紀のコミュニズムの恐怖を語る楽譜。この恐ろしさを忘れてはならない。

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最終曲の歌詞:
Umrem, Umrem, ale neviem kody
私は死ぬ、だけどいつかは分からない。
A keď umrem, kedy, A keď umrem, ležať budem,
そして死んで横たわったとき、
hop, cup, tralala, tak to si ja spievať budem, hop, hop, tralala!
それでも私は歌っていよう、トララララ!
A keď umrem, potom ležať budem
そして死んで横たわっても
a tu ja si ešte spievať budem
私はそれでも歌っているだろう。
Hej, keď umrem, ležať budem, hop, hop, tralalala!
死んでそこに横たわっても、
takto si ja spievať budem, hop, hop, tralala!
こうして私は歌うだろう、トララララ!

ISATT

愛好する歌曲・カンタータの試訳集です。